Climat : l’organisation Extinction Rebellion entame son deuxième jour de blocages à Paris

Des militants du mouvement écologiste occupent, depuis mardi matin, la place du Châtelet à Paris pour protester contre l’inaction climatique des États.

Les activistes d’Extinction Rebellion ont commencé à occuper les lieux lundi 7 octobre, aux alentours de 15 heures. Photo David Holt (creative commons)

La « rébellion internationale » se poursuit. Après avoir occupés samedi le centre commercial parisien « Italie 2 », une centaine de militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR) occupent la place du Châtelet mardi 8 octobre. Ils sont plusieurs à avoir passé la nuit sur place, dans le calme, a indiqué l’AFP.

Basée à quelques centaines de mètres de la préfecture de police de Paris, où s’est tenue ce mardi matin la cérémonie en hommage aux victimes de la tuerie qui a fait cinq morts, la mobilisation n’aura réquisitionnée qu’un dispositif assez léger. Les militants ont en effet passé la nuit en restant éveillés pour certains et pour les autres en s’installant pour dormir sous la pluie dans des tentes ou des bivouacs improvisés sous des bâches. Ils ont aussi installé des toilettes sèches.

Depuis leur arrivée place du Châtelet, les militants ont multiplié les prises de parole, lors d' »assemblées citoyennes« , annonçant leur intention de rester sur place jusqu’à mercredi.

Lundi 7 octobre, XR avait donné le coup d’envoi de leur « rébellion internationale » : une semaine de désobéissance civile à travers le monde entier. De Hong Kong à Paris, en passant par New York et Berlin, les activistes entendent dénoncer l’inaction climatique des États du monde entier. Des manifestations non violentes, principalement en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, sont au programme : blocages de rues, sit-in, campagnes d’affichage…

C’est au Royaume-Uni, où est né Extinction Rebellion, et plus particulièrement à Londres, que la mobilisation devrait être la plus importante.

Margaux Barou