La Green Team

Plus Verte La Ville c’est un web-journal, mais surtout une équipe : la Green Team. Onze loupiots à la découverte des initiatives et tendances qui amènent un peu de nature en ville. Avant d’explorer le côté vert de la force, voici de quoi mettre des noms, des visages et des jeux d’acteurs sur cette bande de journalistes.

Antoine Ajavon – « Ô Marseille. Peu de villes ont clichés aussi tenaces. Marseille et ses poubelles, Marseille et ses rats, Marseille et sa délinquance. Son équipe de football et ses supporters écervelés, ses patrons de bars à l’accent forcé, ses pastagas au milieu de la journée… Mais loin de ces poncifs, Marseille c’est une nature à la fois changeante et impérissable. Du Vieux-Port aux quartiers nord, au gré du temps et du vent, elle est plus verte cette ville. »

Olfa Ayed – « Verdir le toit de votre immeuble, l’arbre devant votre entrée ou encore les jardinières de la cour intérieure de votre bâtiment, vous pensiez cela impossible ? C’est désormais réalisable grâce au permis de végétaliser mis en place par la mairie, appelée aussi visa vert. »

Caroline Coupat – « Ah la campagne, son air pur, son herbe grasse, ses ruminants placides… C’est beau, c’est calme. C’est un peu ennuyeux à la longue, aussi. Mais une fois retrouvés la ville, ses moteurs pétaradants et ses simulacres de nature sous perfusion, on regretterait presque les grands espaces verts. Difficile de tout avoir ! »

Simon Gonzalez – « Pour moi, la nature à Marseille c’est incompatible. Même si la municipalité entreprend de végétaliser plusieurs rues, la pollution reste encore très présente dans la ville. »

Camille Huppenoire – « J’ai vécu vingt ans dans l’une des régions les plus rurales de France, le Centre-Val de Loire. Les citadins qui se prennent pour des campagnards, honnêtement, ça me fait un peu marrer. On n’a pas tous des poules dans le jardin, un potager plein de légumes toute l’année, des belles fleurs sur nos façades, des maisons entièrement écolos et on va pas faire notre marché à la ferme tous les dimanches. Tout ça, c’est des clichés. »

Clara Martot – « J’étais restée scotchée lors d’un reportage où j’avais suivi des fermiers urbains, qui réalisaient des transhumances avec leur quarante moutons entre les cités de Saint-Denis. J’en conclus une chose : la nature, c’est comme l’art. Même par petites touches, même cinq minutes par mois, elle apporte du bonheur. Et le bonheur, c’est très important ! »

Sébastie Mastrandréas – « Quand on a grandi dans une grande ville, partir à la campagne est une véritable aventure : les pieds dans la gadoue, les rencontres avec de drôles d’insectes et les animaux… Alors quand la nature s’invite en ville, on retrouve nos esprits d’enfants, et ça donne envie de reprendre sa collection de vers de terre dans un terrarium fait maison. Et ça fait sacrément du bien. »

Baptiste Savignac – « À mes yeux, la nature est un miroir. Seul, face à elle, elle nous rappelle sans cesse que la beauté existe, que l’on est peu de chose et surtout qu’on a besoin d’elle. La nature est peut être ma meilleure amie. Je ne peux pas la quitter longtemps et à chaque fois que je la retrouve, j’ai l’impression que le temps s’arrête. »

Felicia Sideris – « Citadine depuis toujours, je n’ai jamais connu la campagne. La nature je la découvre découvre dans les documentaires d’Arte les dimanches après-midi. Ma vision est biaisée, fallacieuse et pleine de préjugés. Et donc pour contrer ces idées reçues, rien de mieux qu’une ville qui se met au vert ! »

Maud Van de Wiele – « La campagne, on va souvent dire que c’est du calme. Pas un bruit, à part celui du vent parfois. Et ça calme les nerfs. Mais en réalité, je ne tiens pas plus d’une semaine, alors si on peut la combiner à la ville, je dis oui ! Le calme, bon, ce n’est pas le fort de Marseille… Mais la nature par contre, là on est servi ! Franchement, comme ça, elle est pas plus belle ma ville ? »