[LES P’TITES MAINS DU FESTIVAL] Chat avec Ahmed

Pendant la Fiesta, les bénévoles font passer des questionnaires aux festivaliers. Parmi eux, Ahmed, 25 ans. Entretien en mode « Adopte un bénévole » avec ce jeune étudiant en architecture.
« Ma mission ? Distribuer des enquêtes sur le terrain aux festivaliers.» © Raphaëlle Denis

Salut… ! C’est la première fois que je viens sur le site « Adopte un bénévole »… Comme tu peux le deviner, je me suis inscrite parce que je cherche le bénévole parfait, le bénévole de ma vie. Parle-moi un peu de toi…

Salut ! Moi je m’appelle Ahmed, j’ai 25 ans. Je suis étudiant en architecture : je suis en stage depuis quelques semaines chez Antoine Beau, un cabinet marseillais. J’habite à Marseille avec ma copine : elle est architecte elle aussi, on est ensemble depuis trois ans.

D’accord… C’est quoi tes ex dans le bénévolat ? T’en as déjà eu avant ce soir ?

Non, jamais… Ce soir, c’est ma première fois. Ma mission ? C’est de distribuer des enquêtes sur le terrain aux festivaliers, pour nous aider à améliorer le festival, mieux évaluer leurs attentes pour y répondre lors de la prochaine édition. Je fais ça pendant les trois jours du festival. Je n’ai pas choisi ma mission, on me l’a proposée, mais ça me plaisait bien. On est au contact des gens, on discute avec eux, tout le monde est plutôt sympathique… C’est bien, ça me plaît !

Le bénévolat, pour toi, ça se pratique seul ou à plusieurs ?

Je suis venu tout seul ! Ma copine n’a pas voulu venir, mes potes non plus. Mais ce n’est pas grave, j’ai du travail de toutes manières.

Qu’est ce qui t’a poussé à faire le grand saut et à te lancer dans le bénévolat ce soir ?

En réalité, quand j’ai postulé à la mission, j’étais en recherche de stage. Je m’ennuyais un peu, les week-ends passaient comme les autres jours… alors je me suis lancé. Et puis je me suis toujours demandé comment fonctionnait l’organisation de ces grands festivals, j’ai voulu passer du côté du staff.

Mais alors pourquoi la Fiesta des Suds ?

Je suis venu l’année dernière comme visiteur, j’avais plutôt bien aimé. C’est cosmopolite, il y a beaucoup de monde, la musique est sympa… C’est agréable, tout est très bien géré… J’ai voulu y revenir cette année, mais pour y travailler cette fois. Et puis là, ce soir, ce sont mes premières heures de bénévolat : c’est un peu long, mais ce n’est pas stressant du tout, c’est pas comme un vrai travail : on est plus tranquille, on n’a pas la pression…

Une petite anecdote à me raconter ?

J’ai bien rigolé avec un festivalier, tout à l’heure. Quand il a regardé le questionnaire, à la question « avez-vous mangé avant le festival », il s’est presque énervé ! « Moi, je suis Marseillais, je passe toute ma vie à manger ! » Il m’a surpris, ça m’a fait rire. Il était vraiment super fier d’être Marseillais et d’être ici ce soir.

Ce serait quoi, pour toi, le bénévolat idéal ?

Le bénévolat parfait, pour moi, ce serait de travailler dans la construction participative. Il y a des projets, comme « Yes We Camp » à Marseille, dans le 15ème arrondissement. Les architectes, les habitants, se concertent, travaillent ensemble sur des projets temporaires : par exemple, un de leurs projets en cours s’appelle Coco Velten. Le but est de transformer un immeuble vide dans le quartier de Belsunce, à Marseille, et d’en faire un lieu que tout le monde puisse s’approprier, avant le rachat du bâtiment par la ville. C’est une initiative de la Préfecture, qui a invité la société civile à y porter un projet social, économique et culturel. À Paris, il y a aussi ce genre d’initiatives : ça s’appelle « Les Grands Voisins ». Il s’agit d’aménager des espaces éphémères, en collaboration avec les différents acteurs du projet et des lieux investis. Ce serait ça, mon bénévolat idéal.

Y’a moyen de se voir demain soir ?

Non… Je travaille encore à la Fiesta, pour les trois jours. La mission avant tout !

Adopte un bénévole. © Alexia Cappuccio

Alexia Cappuccio