Les vieilles pierres refusent de mourir

Au détour d’un sentier de randonnée serpentant dans les vallées provençales, il arrive parfois de croiser des pierres croulantes, envahies par la végétation mais laissant encore deviner les contours d’un bourg depuis longtemps déserté. Ici, c’était la place, pense-t-on devant ce carré d’herbe haute, au pied de ce qui était, jadis, le bâtiment communal -ou qui sait, peut-être une auberge ? On appelle ces vestiges des villages ruinés, ou encore, pour faire courir un délicieux frisson dans l’échine de téméraires randonneurs, « villages fantômes ». Peu à peu oubliés, effacés des mémoires comme des cartes. Mais sont-ils vraiment morts ? Le Haut-Montsalier, Le Poil et le vieux Bras-d’Asse racontent une autre histoire…

Camille Huppenoire