This is Us, une série lacrymale mais efficace

Après avoir été le succès-surprise de la rentrée 2016 aux États-Unis, This is Us débarque ce mercredi 24 janvier à 21h sur 6Ter. Encensée par la critique américaine, cette série à mi-chemin entre le « feel-good » et le mélo suit le quotidien émouvant des membres de la famille Pearson.

Sous-titres: Les icônes de Franck / Images: NBC

Même ceux qui ont un coeur de pierre peuvent lâcher quelques larmes devant This is Us. Créée par Dan Fogelman, qui a déjà officié sur Raiponce et Crazy Stupid Love , cette série guimauve mais avec de l’épaisseur, permet de s’immerger dans les destins troublés des membres d’une même famille, à différentes époques et avec une efficacité déconcertante. D’un côté, les flashbacks de Jack (Milo Ventimiglia) et Rebecca (Mandy Moore) photographiés à différents moments de leur vie. Il y a Ross et Rachel, Piper et Léo, Derek et Mérédith, il faut désormais ajouter Jack et Rebecca à la liste des couples télés cultes.
De l’autre, la vie de leurs trois enfants à la trentaine avec des problématiques très différentes: Kevin (Justin Hartley) en quête de reconnaissance, Kate (Chrissy Metz) en bataille constante avec son obésité et Randall (Sterling K. Brown, récompensé aux derniers Golden Globes) essayant de mieux comprendre ses origines.

Kevin (Justin Hartley), Kate (Chrissy Metz), Rebecca (Mandy Moore), Jack (Milo Ventimiglia) et Randall (Sterling K. Brown). Crédits : Chris Roth
Kevin (Justin Hartley), Kate (Chrissy Metz), Rebecca (Mandy Moore), Jack (Milo Ventimiglia) et Randall (Sterling K. Brown). Crédits : Chris Roth

Sur le papier, This is Us n’a rien de très novateur mais elle parvient à interpeller chacun de nous, grâce à une écriture soignée et tient en haleine le téléspectateur autour d’un mystère central (pas de spoil, promis !). Néanmoins, l’énergie du show réside dans des problématiques très spécifiques à chaque personnage auquel le public peut s’identifier: accepter ses différences, résoudre des problèmes financiers, retrouver confiance en soi…Ces questionnements lient la série entre le passé et le présent, savamment dosés au fil des épisodes.
Mais This is Us ne tombe jamais dans le pathos. A chaque forte tension, Dan Fogelman réussit à insuffler une dose d’humour pour équilibrer les émotions notamment lors des scènes d’accouchement du premier épisode, où un médecin philosophe et plaisantin détend joliment l’atmosphère.

Son succès, elle le doit également à son ouverture d’esprit dans sa narration. Cette série réussit à bouger les codes de la télévision moderne tout en discrétion. Pour bousculer les stéréotypes, toujours très ancrés sur le petit écran américain, Randall, personnage afro-américain, est celui qui a le mieux réussi socialement.
Néanmoins, le principal défaut de This is Us tient à son mystère central. Une fois dévoilé, la série peut perdre de son intérêt. Pour l’instant, les scénaristes privilégient les cliffhangers, au risque de lasser son public, une fois les larmes séchées.

Aux Etats-Unis, des audiences élevées

Le lancement de la saison 2 sur NBC en septembre dernier a fait exploser les compteurs. 12,94 millions de téléspectateurs se sont pressés devant leur petit écran pour suivre le quotidien de la tribu Pearson. Pour le moment, les audiences de la saison 2 de This is Us affichent une progression de 12% par rapport à la saison 1. Et le soufflet qui l’entoure n’est pas prêt de retomber. NBC a décidé de capitaliser sur sa série phare en proposant un épisode dans la case ultra-convoitée qui suit le Super Bowl, le 4 février prochain. Pour rappel, la finale du championnat de football américain, dont le show de mi-temps est assuré par Justin Timberlake, est suivie chaque année par plus de 100 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis.

Les audiences sont enthousiastes tout comme les critiques sur les réseaux sociaux. Les français qui n’ont pas attendu la diffusion de cette série à la télévision semblent conquis par This is Us et en redemandent. Bonne nouvelle, la série vient d’être renouvelée pour une saison 3.

Simon GONZALEZ