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Avec internet, les vêtements de seconde main deviennent tendance

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Avec les plateformes de vente en ligne, l’achat de vêtements d’occasion est devenu très simple. Le marché de la seconde main bouscule les enseignes. Dans le centre-ville de Marseille, les commerçants s’inquiètent.

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La boutique d'une enseigne française de prêt-à-porter, à Marseille.

photo : Raphaèle Minconé

« Cette blouse coûtait 30 euros en magasin et je l’ai eue à seulement 8 euros sur Vinted. J’ai fait une super affaire! » , s’exclame Rosanna en sortant la pièce phare de son dressing. Comme 9 millions de Français et majoritairement des Françaises, l’étudiante de 22 ans utilise l’application mobile régulièrement.

En dix ans, le nombre d’acheteurs de vêtements de seconde main a doublé. Dans une étude publiée par Fashion Network, l’Institut Français de la Mode (IFM) constate que 39 % des Français ont acheté un habit ou accessoire d’occasion, en 2019.

Dans le centre-ville de Marseille, les commerçants ont des avis parfois divergents face à cet essor. Certains considèrent la plateforme Vinted comme une vitrine pour leur marque, tandis que d’autres désespèrent de constater une perte de leur chiffre d’affaire. Les clients se font plus rares en ville selon Yoan, responsable de magasin.« Ca peut nous enlever une partie de notre clientèle de soldes qui était à la recherche de petits prix […] mais ce n’est peut être pas plus mal aussi parce que la fast fashion c’était vraiment du produit jetable », concède-t-il.

« Ecologiquement, c’est très bien ! » 

Depuis les années 1990, la fast fashion  a bousculé notre société de consommation. Ce terme désigne le renouvellement rapide des collections d’articles de la mode vestimentaire et entraine une production intensive et massive de vêtements. Désormais, la seconde main vient contrebalancer cette industrie textile, deuxième plus polluante derrière l’industrie pétrolière. Acheter d’occasion serait alors une solution pour réduire notre empreinte écologique. » C’est une deuxième manière de faire vivre un produit et écologiquement c’est très bien! Plutôt que de le jeter, de le gaspiller on le reporte, c’est parfait! », explique Georges Garat, élu à la Chambre de commerce de Marseille et gérant d’une boutique de prêt-à-porter depuis 30 ans.

Finalement est-ce que la mode ne serait pas qu’un éternel cycle? De grandes figures de la mode, comme Jean-Paul Gaultier, dénoncent le gaspillage dans l’industrie de la mode. Son ultime défilé, le 22 janvier, était totalement centré sur le concept du recyclage. 

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Raphaèle Minconé

Auteur·trice

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