La rue est à nous !

On n’a jamais autant parlé de rue. Depuis près d’un mois, des gilets jaunes l’ont investie. La révolte est sociale, la gronde, mémorable. Salariés, retraités, lycéens, tous veulent faire changer les choses.

A Marseille, ces personnes nous les avons, nous aussi, rencontrées. D’autres porteurs de gilets jaunes. Les acolytes d’un certain Daniel Jacquin, président d’une association qui vient en aide aux plus démunis. Sur la Canebière, tout le monde ou presque le connaît. Depuis 5 ans, lui et plusieurs de ses fidèles distribuent des vêtements aux sans-abris. Certains le sont aussi, mais qu’importe, la solidarité est plus forte.
Et il n’y a pas qu’eux… Il y en a qui refusent de voir leur quartier transformé. Par une éventuelle gentrification ou par l’édification de murs de 3 mètres de haut, la place Jean Jaurès a et va changer de visage.
Comment ne pas évoquer le drame (le scandale ?) de la Rue d’Aubagne ? Nous avons donné la parole aux organisateurs des marches de la colère. Ils placardent des affiches dans les rues pour inciter la population marseillaise à faire entendre leur rage auprès d’une mairie qui n’a rien fait pour améliorer Noailles. Et qui ne peut maintenant que compter ses morts.

Au centre-ville ou en périphérie, nous avons cherché à rencontrer ces personnes lambda, ces gens comme vous et moi qui ont décidé de s’investir dans la vie de leur quartier.
On les retrouve notamment dans la cité de la Maison Blanche où ils ont permis la création d’un feu tricolore pour limiter la vitesse trop souvent excessive des automobilistes.
Trottoirs trop étroits, pistes cyclables inexistantes, se déplacer dans les rues marseillaises est un chemin de croix pour les poussettes et les vélos. Aussi incongru que cela puisse paraître, des initiatives citoyennes sur ces sujets existent aussi. Toutes celles-là, et d’autres encore, vous les retrouverez dans  « Make our street great again ».
C’est notre façon de mettre en avant ces citoyens qui s’engagent pour améliorer leur quotidien et celui des autres.

Ça commence au plus près de chez eux, de chez vous, dans la rue.
On vous y emmène.

Thomas VICHARD

Et ici vous retrouvez en vidéo tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce web-journal :