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« Je n’ai jamais menacé une femme » : accusé de viol, Luc Besson se défend

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Crédit : Gage Skidmore

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Alors qu’une nouvelle information judiciaire vient d’être ouverte contre le réalisateur vendredi 4 octobre, Luc Besson qualifie la plainte de Sand Van Roy l’accusant de viol et classée sans suite de « mensonge de A à Z », tout en reconnaissant des erreurs.

Il sort enfin de son silence. Dans des extraits publiés lundi d’un entretien accordé à BFMTV, et diffusé dans son intégralité mardi à 21h, le réalisateur Luc Besson répond publiquement pour la première fois à l’accusation de viol de l’actrice belgo-néerlandaise Sand Van Roy. En mai 2018, la comédienne de 28 ans avait porté plainte contre le réalisateur avant que l’affaire ne soit classée sans suite en février dernier. Mais depuis vendredi 4 octobre, le metteur en scène est de nouveau visé par une information judiciaire.

« Cette affaire est un mensonge de A à Z », affirme-t-il fermement au cours de cet entretien donné à la chaîne d’informations en continu. « Je n’ai jamais violé une femme de ma vie, poursuit le réalisateur de Léon. Je n’ai jamais levé ma main sur une femme. Je n’ai jamais menacé une femme. Je n’ai jamais contraint physiquement ou moralement une femme à quoi que ce soit. Je n’ai jamais drogué une femme. Ceci est un mensonge. »

Au-delà de ces problèmes judiciaires, le réalisateur de Lucy, Nikita ou encore du Cinquième Élément reconnaît tout de même des fautes, dont « une relation avec cette jeune personne, pendant deux ans« . « Une relation qui était une relation affective« , précise-t-il. Il confesse également avoir menti à sa femme, Virginie Silla, et leurs trois enfants Thalia, Sateen et Mao, au sujet de relations avec d’autres femmes, à plusieurs reprises. « J’ai des responsabilités. J’ai commis des erreurs et j’ai fait des fautes« , admet-il, « j’ai aussi menti moi-même« .

Le réalisateur visé par une nouvelle information judiciaire

En mai 2018, Sand Van Roy, alors âgée de 27 ans, avait porté plainte contre Luc Besson pour viol, l’accusant d’avoir abusé d’elle dans sa chambre de l’hôtel Bristol à Paris. Entre 2016 et 2018, la plaignante affirme que le réalisateur s’était rendu coupable de quatre rapports sexuels non consentis sur elle, tout en qualifiant leur relation de simulacre d’un rapport père-fille, fait de récompenses et d’humiliations selon son entourage cité par l’AFP.

Mais après neuf mois d’enquête confiée au premier district de police judiciaire (1er DPJ), l’actrice belgo-néerlandaise avait vu sa plainte classée sans suite le 25 février 2019, faute de preuves. L’avocat de la comédienne avait alors porté une seconde plainte avec constitution de partie civile, jugeant l’enquête préliminaire du parquet insuffisante. Ce n’est que vendredi 4 octobre que la juge d’instruction Laurence Lazerges décide de reprendre les investigations sous forme d’une information judiciaire.

Aujourd’hui, d’autres femmes continuent d’accuser Luc Besson d’agressions sexuelles sans toutefois porter plainte. Mais l’ouverture de cette information judiciaire est un nouveau coup dur pour le producteur, alors que sa société de production EuropaCorp est en procédure de sauvegarde depuis le mois de mai, à cause des dettes générées par les échecs au box-office de ses derniers films.

Nicolas Dixmier

Auteur·trice

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